Lundi 4 août 2008


En fin de semaine dernière, Météo France annonce un beau week-end.
Frank et moi décidons alors d'aller randonner dans le massif du Beaufortain, et de dormir à la belle étoile samedi soir.
 
Nous partirons du refuge du Plan de la Laie, entre le lac de Roselend et le Cormet de Roselend, et nous ferons le tour de l'aiguille du Grand Fond (2 920m.).
 
La boucle n'est pas très longue. Nous pourrions la faire en une journée, mais nous avons envie de profiter de la montagne, de faire de nombreuses pauses, de flâner... Le tour des glaciers de la Vanoise était plus rythmé, ce week-end nous prendrons notre temps.
 
Samedi matin, réveil de bonne heure, mais nous traînons un peu dans les préparatifs.
Arrivés à Beaufort, nous continuons, la pause à la coopérative laitière sera pour demain ! C'est seulement à 10h que nous débutons note tour.
 
Dès le début, nous sommes dans des alpages. J'aime beaucoup ce type de montagne.
En dessous de nous se trouve le lac de Roselend, sa couleur bleue-verte nous émerveille. Au loin nous reconnaissons le mont Charvin, la Tournette...

                              
 
Nous montons progressivement et lorsque nous nous retournons le Mont Blanc appparait. Magnifique !
Première pause casse-croute. Nous nous amusons à nommer les fleurs grâce au petit bouquin de flore.
 
Au détour d'un virage, nous apercevons la Pierra Menta. Sa forme est vraiment originale !
Cette première partie est relativement plate.
 
Puis nous attaquons la montée du col du Bresson tranquillement. Des nuages sont accrochés sur les sommets.
Le chemin monte, monte.... et nous nous retrouvons dans les nuages !
L'ambiance change d'un coup, d'autant plus que nous arrivons dans des pierriers. Une marmotte nous siffle, debout sur son rocher.
Le col du Bresson (2 469m.) est en vue, qu'y a-t-il de l'autre côté ? C'est toujours une surprise d'arriver à un col et de découvrir ce qui se cache derrière. J'adore ces moments, les quelques mètres de montée avant un col...
 
Là, nous découvrons d'un côté un vallon qui descend en direction de Aime, et de l'autre côté le refuge de Presset et le col du Grand Fond. Le vent est frais au col, mais ce qui nous réjouit c'est que de l'autre côté du col, il n'y a pas de brouillard.
 
Nous continuons jusqu'au refuge situé à proximité du lac de Presset (2 514m.). Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l'idée de venir bivouaquer ici : quelques tentes sont déjà plantées.
Nous trouvons notre "maison" : un abri bivouac légèrement au dessus du lac et du refuge. Ca sera parfait pour la nuit.


Nous nous installons et profitons des derniers rayons du soleil avant qu'il ne passe derrière la montagne.
 
Nous voulons remplir nos poches à eau au refuge, le gardien nous dit que c'est l'eau du lac et que nous n'avons qu'à la prendre directement dans le lac.
Mouais.... sauf que pour le refuge l'eau doit certainement être filtrée.
 
La soupe est donc faite avec l'eau du lac. C'est un régal de boire chaud, sauf que l'eau du lac nous causera bien sûr des petits soucis !!
 
Après le repas, nous montons au-dessus au col du Grand Fond. Là encore, c'est la suprise, que cache le col ? Le Mont Blanc bien sûr ! Le coucher de soleil est magique. C'est un sentiment agréable de se retrouver là, seuls, au milieu de toutes ces montagnes.
Cette petite balade du soir nous a réchauffé avant de nous enfiler dans nos duvets.
La nuit s'annonce claire : il n'y a pas de nuage. Elle s'annonce calme également : notre voisin le plus proche est un chamois dans le pierrier au dessus de nous.
 
                                                      Coucher de soleil sur la Pierra Menta

Petit à petit la lumière diminue. Emmitouflés dans nos duvets, nous ne sentons pas le froid. Une à une les étoiles s'allument. Le spectacle dans le ciel s'annonce grandiose.

   

Effectivement, une fois la nuit installée, c'est un véritable festival d'étoiles filantes... C'est grandiose !
Vers 22h, nous tombons dans les bras de morphée.
A minuit, je suis réveillée en sursaut par un bruit de caillou. Je réveille Frank, je ne suis pas rassurée du tout. Impossible de se rendormir, j'ai peur. Je bouge sans arrêt dans mon duvet afin de ne pas entendre les bruits de la nuit, je parle et raconte des bêtises à Frank ! A chaque étoile filante, Frank fait un voeu : "faites que Lolotte dorme" !!
C'est seulement vers 3 h du matin que je me rendors.
 
Un peu avant 5h, je me réveille. "Zut, on a loupé le réveil à 4h30!".
Nous faisons chauffer rapidement un petit thé avant de partir.
D'ailleurs, petite anecdote, nous n'avons pas pris la peine de laver la casserole hier soir, c'est donc un "délicieux" thé à la soupe que nous buvons. Beurk !!
 
Nous plions rapidement les duvets, puis nous partons en direction du col du Grand Fond (2 671m.) éclairés par nos frontales.
Nous arrivons au col les premiers, seuls deux bouquetins sont là et prennent le petit déjeuner.
Petit à petit les sommets prennent de la couleur, le Mont Blanc est déjà au soleil depuis longtemps. C'est magique de vivre les premiers rayons du soleil à plus de 2 600 mètres d'altitude.
 


Nous basculons de l'autre côté du col. La première partie est assez technique dans un pierrier, puis c'est un petit sentier très agréable dans la combe de la Neuva.
Face à nous se trouve le massif du Mont Blanc. Nous ne nous lassons pas d'un si joli paysage.
 
         

La fatigue, due au manque de sommeil, commence à se faire sentir.
Nous quittons le petit sentier pour tomber sur la piste qui nous mène au Cormet de Roselend.
Ca y est, la boucle est bouclée !
 
Nous redescendons à Beaufort, où une monstre tartiflette et la traditionnelle tarte aux myrtilles nous régalent !

 

Par Laurine - Publié dans : Montagne en été
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Lundi 21 juillet 2008


Voici le lac des Vaches, en Vanoise, à 48 heures d'intervalle !

            14 juillet

                                                    16 juillet



Par Laurine - Publié dans : Montagne en été
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Mardi 15 juillet 2008

 

Vendredi soir

 

Frank et moi, nous n’hésitons pas longtemps : malgré la météo plutôt mauvaise, nous irons faire le tour des glaciers de la Vanoise. Depuis le temps qu’on en parle…

 

Samedi

6h de marche, 16kms  1200m.D+  600m.D-

 

10h30 nous partons des Prioux (au dessus de Pralognan-la-Vanoise). Les quelques gouttes laissent rapidement place à des éclaircies et au soleil.

Les contrastes de couleur sont magnifiques, les montagnes également.


        

Nous quittons rapidement le GR55, pour monter au col d’Aussois. La montée nous fait passer du monde végétal au monde minéral. Marmottes et chamois sont de la partie.

Avant le col, il reste deux névés à franchir.

Ca y est, nous atteignons le col d’Aussois (2911m.). Nous basculons de l’autre côté.

Dans la descente, deux bouquetins se promènent sur le chemin.

Puis c’est la pluie et la grêle qui viennent à notre rencontre !

Nous arrivons enfin au refuge de Plan Sec. Je dis « enfin » car nous avons une carte 1/50000ème, ce qui nous trompe un peu au niveau des distances !

                              

Trois chalets en pierre forment ce sympathique petit refuge.

La soupe à l’ortie et la polenta nous régalent !!

 

 

Dimanche

10h de marche, 30kms  500m.D+  700m.D-

 

Réveil sous le brouillard, départ à 7h30 sous le brouillard !

Dans la matinée, une éclaircie pointe son nez, ou plutôt une percée dans les nuages. Ca ne dure que 3minutes, mais c’est magique. Nous apercevons deux chamois sur la crête, les nuages courent le long de la montagne… Impossible à décrire par des mots. Nous restons sans voix devant ce fabuleux spectacle.


   

La fonte des neiges et les récentes pluies ont fait grossir les torrents. C'est pas toujours facile de les traverser... l'eau est fraîche !
Au refuge de l’Arpont, nous faisons une pause saucisson ! Nous ne nous attardons pas trop car il reste du chemin et il est déjà plus de 13h30, nous repartons sous le brouillard.

A 14h30, enfin nous commençons à sortir des nuages. Nous sommes tous fous de voir « la montagne d’en face » !! Et dire que ce matin, nous sommes passés sous la Dent Parrachée sans la voir.

Le soleil nous redonne de forces, nous prenons un bon rythme pour parcourir le sentier balcon sous le Dôme de Chasseforêt et le Mont Pelve. C’est magnifique 

                                   


La fatigue commence à se faire sentir. J’attends avec impatience le croisement entre le GR et le sentier qui doit nous faire descendre vers le refuge d’Entre-Deux-Eaux.

Nous y sommes, le panneau indique le refuge à 30minutes, sauf que nous mettrons le triple !

J’arrive au refuge complètement cuite.

La douche chaude et l’excellent repas me remettent d’aplomb.

 

Lundi

5h de marche, 16kms  500m.D+  1000m.D-

 

A peine réveillés, nous jetons un œil dehors : il a neigé cette nuit, la température a baissé.

Nous partons du refuge peu après 7h, alors que de la neige fondue tombe au milieu de rafales de vent glacial. La montée jusqu’au GR se passe étonnamment bien !

A environ 2300 mètres d’altitude, la neige commence à tenir. Nous montons toujours.

Le brouillard est dense, nous ne voyons pas à plus de 50 mètres, il neige de plus en plus fort, les flocons balayés par le vent nous piquent le visage, le vent nous glace. Nous sommes en pleine tempête de neige un 14 juillet !!

Pas facile de retrouver le chemin avec toute cette neige.

Je suis frigorifiée, je commence à paniquer un peu.


            Au col de la Vanoise

Nous tombons enfin sur le refuge du col de la Vanoise. J’ai les doigts complètement gelés malgré les gants.

Nous avons mis 3h depuis le refuge d’Entre-Deux-Eaux, dont 2 heures à marcher dans la tempête !

Nous faisons une bonne pause au refuge : chocolat chaud, repas…
Nous avons la surprise de voir arriver deux kikoureurs, Virginie et Mathias. Le monde est petit !

Nous repartons en direction de Pralognan toujours sous la neige. Les dalles du lac des Vaches sont recouvertes de neige. C’est joli mais je ne pensais pas passer la lac de cette façon !


   
                                                            Le lac des Vaches

Nous retrouvons la verdure, puis Pralognan.

Frank va chercher la voiture aux Prioux en courant !!

 

Nous terminons ce merveilleux week-end par une tartiflette et une tarte aux myrtilles, histoire de reprendre les calories que nous avons perdues !!

Ce fabuleux week-end d’aventures en appelle d’autres…

 

Par Laurine - Publié dans : Montagne en été
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Vendredi 4 juillet 2008


Footing ou roller ?
Roller ou footing ?
J'ai hésité...

La prochaine fois, ça sera footing : c'est moins dangereux !

J'ai fait une jolie chute en roller pour éviter du .... euh... c'est pas disable !?
Non, non tonton Philou, ce n'était pas un écureuil !
En tout cas ça ne méritais pas cette chute. Aïe aïe aïe le bas du dos !!

Par contre, je n'ai aucune égratinure... et ça c'est beau !

Par Laurine - Publié dans : Grain de sel
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Mardi 1 juillet 2008




                                     


Direction les Contamines-Montjoie et Chamonix pour ce beau week-end ensoleillé.
Au programme : trail en version coureuse le samedi et supportrice le dimanche, farniente, ballades...

Vivement le mois d'août qu'on remette ça !

Par Laurine - Publié dans : Montagne en été
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Mardi 17 juin 2008

            

Bilan de la 1ère sortie : 9kms à allure lente ! Chute à l'avant du peloton !

Bilan de la 2ème sortie : 9kms, un poil plus rapide !

Bilan de la 3ème sortie : il est où le soleil ??


Par Laurine
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Lundi 2 juin 2008

 

« On y va ? »

« On y va pas ? »

Après quelques hésitations, Frank et moi décidons de partir faire le tour de l’Arcalod en deux jours, avec bivouac au chalets d’Orgeval. Le refuge est encore fermé à cette époque. Nous partons avec la tente et les duvets.

 

L’Arcalod est le point culminant du Parc naturel régional du Massif des Bauges, il culmine à 2 217 mètres.

 

Nous partons de Jarsy, samedi matin. Le temps est gris, il tombe quelques gouttes. La première partie est en forêt, c’est humide !

Après la montée (raide !) du Nant Fourchu, nous sortons dans l’alpage. C’est magnifique, le soleil fait son apparition au son des cloches des tarines.

« Là, regarde une marmotte »…

Nous arrivons au chalets d’Orgeval dans l’après-midi. Nous posons les sacs.

 

Le meilleur de la journée commence : crapahuter dans la montagne à la « traque » aux animaux. Mouflons, chamois et marmottes sont au rendez-vous. C’est magique.


                                     
    

Malheureusement le documentaire animalier est interrompu par un coup de tonnerre au loin. A peine sommes-nous abrités sous le auvent du chalet, des trombes d’eau se mettent à tomber. La température chute rapidement.

 

Nous faisons chauffer la soupe. « Miam, quel régal ! ».

C’est tout étonnés que nous voyons arriver un 4x4. Nous ne serons pas seuls ce soir, des membres de la famille des propriétaires des chalets viennent fêter un enterrement de vie de garçon. Ils nous ouvrent un dortoir. Youpiiii… nous allons passer une nuit confortable au sec !

 

Le lendemain matin, nous déjeunons avec les chamois juste au dessus de nous. Puis nous montons au dessus du col d’Orgeval, une harde de chamois joue sur les névés. C’est grandiose.

Nous attaquons la descente, quelques névés encore présents rendent certains passages délicats (enfin surtout pour moi !).

Quel plaisir de nommer les sommets : la Tournette, le Charvin, le Tréloz … La montagne est belle.

Quelques nuages jouent à cache-cache avec nous le long des versants, et nous, nous amusons à faire de l’écho sur ces mêmes versants « p’tit bout,  p’tit bout, bout … » « j’ai faim, faim, faim… »…

La dernière difficulté est la remontée au col de Chérel avant d’attaquer la descente vers Jarsy.

Finalement cette descente est fatigante pour nos p’tites pattes : raides, glissantes… Nous rêvons d’une boulangerie ouverte où nous dévorerions tout !

Nous arrivons à Jarsy, un peu usés mais heureux. Notre récompense est toute trouvée en passant devant la chocolaterie artisanale de Jarsy…

Miam miam !


 


Par Laurine - Publié dans : Montagne au printemps
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Lundi 26 mai 2008

 

 

Vendredi soir, pasta party à l’appart. Les deux kilos de pâtes ne sont pas de trop pour les six coureurs que nous sommes.

 

Samedi matin, 2h45 le réveil sonne ! Frank et moi partons en direction de Cruet. Nous retirons nos dossards au stand Kikourou.

Après s’être dit environ vingt fois d’être prudents, nous nous dirigeons vers le départ. A 5h, le départ du Grand Raid est donné en musique et avec des feux de bengale, comme aux Templiers.

Maintenant que Frank est parti, j’essaye de me concentrer sur ce qui m’attends.

Jessica, Yannick, mon père et mon frère arrivent. Après les derniers préparatifs, nous rentrons dans le sas de départ.

Je suis stressée, j’ai une grosse boule dans le ventre. En plus en étudiant le parcours de la course, j’ai vu que ce n’est pas 28 kms comme annoncés mais 30 kms ! Houlà…. Je n’ai jamais couru plus de 23 kms, ça risque d’être très difficile. D’autant plus que ce dernier mois mes entraînements se résument à trois randos et trois footings !

 

8h33 c’est parti… Je pars doucement. Rapidement Jess me devance dans la première côté raide, je la perds de vue. Je monte doucement, je commence à regretter de n’avoir pas pris les bâtons. Arrivée en haut de cette côte, Jess m’attend. J’ai les mollets déjà très durs. Nous repartons en trottinant dans la descente. Puis les choses sérieuses commencent : 1000 mètres de dénivelé positif. Nous sommes seules dans cette montée, nous apercevons une fois les deux filles qui nous précèdent, et nous entendons celles qui nous suivent.

Enfin les derniers lacets, nous sortons dans des prés. A la table d’orientation, nous apercevons le lac de La Thuile. Dans ma tête, je me dis « ça y est, on va descendre sur le ravito ». Du coup, j’arrête de m’alimenter. Grosse erreur !!

Nous faisons une grande boucle sur les crêtes de la Savoyarde. C’est un vrai calvaire pour moi, ça monte, ça descend, ça remonte… Je n’ai plus de force, je n’avance pas. J’ai une grosse baisse de moral, des idées noires commencent à pointer leur nez « on n’a fait que 15 kms, seulement la moitié ».

C’est en pleurs que je rejoins Jess au ravitaillement. J’entends une bénévole dire : « ça va abandonner », c’est bien mal me connaître. Je veux continuer, je n’ai aucune raison d’abandonner, mais j’en ai marre. Il est midi, déjà 3h30 de course.

Nous prenons 5 minutes pour manger tranquillement. Je n’ai même pas envie de chocolat, que du salé : fromage et Tuc me régalent !

Nous repartons en direction du col de Marocaz sous les encouragements des bénévoles.

Je me sens mieux. Dans les portions plates et descendantes nous trottinons.

Au col, deux bénévoles nous annoncent le ravitaillement suivant à 3kms. Nous n’aurions pas dû les écouter, nous avons dû faire le double. Jusqu’à Montlambert, c’est un petit sentier balcon en dévers et en forêt. Les kilomètres passent, et toujours pas de ravito. Nous commençons à râler, surtout que ça monte tout le temps. La fatigue est bien présente, les jambes sont dures.

Le soleil pointe son nez, nous passons à côté de l’aire de décollage des parapentes. J’avoue qu’à ce moment là la motivation et le plaisir de courir se situent au niveau des pâquerettes. Dans ma tête je n’ai qu’une image : l’arche d’arrivée. Le mental a pris le relais sur les jambes depuis un bon moment.

Enfin nous arrivons au ravito, en même temps que le 4ème du Grand Raid. Les bénévoles sont au petit soin avec nous. Ca fait un bien fou de voir des têtes connues. Nous repartons lorsque notre « suiveuse » arrive au ravito.


 
 

Plus qu’un seul objectif : l’arrivée. J’en ai marre, j’ai mal partout. Les bénévoles pointeurs nous annoncent : « plus que 5kms ». Des coureurs du Grand Raid nous doublent. Et il y a toujours des montées, alors que le profil de la course annonçait une deuxième partie descendante !

Cruet est en vue. Nous sommes maintenant sur la route. Surtout ne pas s’arrêter de trottiner, je n’arriverais jamais à repartir.

Nous voyons l’arche d’arrivée. Jess me prend la main. La dernière ligne droite… J’ai des frissons, les larmes commencent à pointer leur nez.

Nous franchissons la ligne, le sourire aux lèvres. Je m’écroule en pleurs dans les bras de Jessica.
ON A REUSSI !! Je suis sur mon petit nuage.


 
 

Personne ne croyait que nous irions au bout, nous si !

Peu importe le temps que nous avons mis (plus de 6h40), le but était de finir.

 

Une heure après, c’est mon champion Frank qui arrive en 24ème position : 11h24 seulement ! Bravo !

Un grand bravo à Yannick, qui termine 19ème du Petit Savoyard, en deux fois moins de temps que nous !

Bravo également à tous les coureurs, et bien sûr aux organisateurs pour cette magnifique journée.

 

Deux jours après, je n’ai pas trop mal aux jambes. Mais qu’est-ce que j’ai sommeil et faim !! Et les trois étages d’escalier pour monter chez moi sont de trop pour mes jambes et le souffle !

 

 

Par Laurine - Publié dans : Trails, raids et CO...
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