J’ai passée ma 1ère semaine de « vacances » à courir, pédaler, nager à Bourg. Devant me rendre en Haute-Savoie mardi, je saute sur l’occasion
pour prolonger mon séjour à la montagne. Sans hésiter, ma destination sera Chamonix.
Mardi
7h41
je prends la route pour la Haute Savoie.
11h37
enfin mes vacances commencent, direction la vallée de Chamonix. Les montagnes sont toujours aussi belles, le ciel est bleu, le soleil brille… Que demander de
mieux ?
15h46
je voulais boire un chocolat chaud Chez Mélanie, mais c’est fermé. Pour la peine, ça sera un énorme pain au chocolat. C’est rigolo de voir Chamonix en semaine et
hors saison. Les gens travaillent, les écoliers sortent des cours (et moi je mange des petits écoliers !)
17h03
il commence à faire très froid, mes mains gèlent , je rentre au gîte.
18h14
mes mains ont dégelé… ouf … j’en ai encore besoin !
20h33
la batterie de mon téléphone me lâche… screugneugneu… j’avais pas fini de parler !
Mercredi
8h47
je sors de la chambre et qu’est-ce que je vois ? un petit mot accroché sur la porte et qui m’est destiné !!
8h59
il a gelé fort cette nuit, la voiture est toute blanche et la bouteille d’eau que j’avais laissé dans le coffre a gelé.
9h42
je suis aux Houches. Il fait toujours aussi froid, le thé me réchauffe à peine.
10h pétantes
me voilà partie en direction du col de Voza. Le chemin est dur comme du béton à cause du froid, au moins je ne pataugerais pas dans la boue aujourd’hui !
Quelques lacets sur la route au milieu des chalets, puis de nouveau un chemin dans la forêt.
10h31
j’arrive enfin au soleil, il fait tout de suite bon, presque chaud ! Plus je monte, plus c’est joli : je domine maintenant Chamonix, les Houches… Les
sommets se découpent dans le ciel bleu : l’Aiguille Verte, l’Aiguille du Midi, le Mont Blanc… Magnifique !
Le chemin s’élève de plus en plus, c’est raide, on longe une piste de ski.
11h06
j’arrive à un espèce de col. Je demande à un ouvrier si c’est le col de Voza. Et oui !
Je suis étonnée : en bas le panneau indique le col à 1h40, Pierre m’avait dit 1h15. Désolé Pilou je ne t’ai pas écouté !!
Bref, je suis très contente de ma montée : 1h05 pour 650 mètres de dénivelé. Une grand première pour moi !
11h22
je bascule de l’autre côté, côté Saint Gervais, plutôt que de monter en direction du Nid d’Aigle où il y a trop de neige. Je descendrais jusqu’au hameau Le Crozat.
Un petit tour vers le torrent, mais il fait vraiment trop froid par ici. ½ tour je remonte en direction du col.
12h18
je me pose dans un pré que j’avais repéré à la descente pour manger. C’est royal : il fait chaud (je suis juste en maillot ML), face au Mont Blanc et au loin
le Col du Bonhomme… Deux petits bouts de comté avec du pain, une compote, et un certain nombre de carrés de chocolat ! Je repars rapidement car je ne veux pas me refroidir.
A la vue du Col du Bonhomme, plein de souvenirs de cet été me reviennent à l’esprit : les échelles, la semaine de pluie au camping, l’UTMB…
13h01
me voilà de nouveau au Col. C’est marrant au Crozat il l’indiquait à 50 minutes. J’ai mis ¾ d’heure, pause pique-nique comprise !
Je m’amuse dans la neige, prends les montagnes en photo sous tous les angles… Que c’est beau ! Le monde est trop injuste : il y a ceux qui bossent, et
puis il y a ceux qui profitent… Saches quand même que j’ai bien pensé à toi qui était au boulot !
13h29
j’attaque la descente. Je croise enfin un randonneur ! C’est pas la foule ici, hormis les ouvriers qui travaillent sur les pistes. D’ailleurs ils doivent se
demander ce que je fais là… Il y en a même un qui m’a demandé si j’étais perdue !!
Je fais attention de ne pas glisser sur les plaques de neige/glace : je ne voudrais pas me faire un coccyx avant la Saintélyon.
Sur la route, je me surprend même à trottiner …
Me voilà revenue aux Houches. Il faut à nouveau gratter le pare-brise de la voiture.
Sur la route du retour, j’ai beaucoup rigolé au Col du Berthiand lorsque j’ai vu la mer de nuages sur Bourg, puis trois minutes après lorsque je suis rentrée dans
le brouillard. Moi je n’aurais pas vu un nuage de ces deux jours en montagne.
Ce petit bol d’air montagnard était encore que du bonheur…